Rapport annuel 2010-2011 de la Commission canadienne des affaires polaires

 Anne Hamilton

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La Commission canadienne des affaires polaires encourage l'excellence dans les études polaires en offrant chaque année une bourse d'études en collaboration avec l'Association universitaire canadienne d'études nordiques (AUCEN). La bourse est attribuée à un doctorant d'exception qui fait de la recherche interdisciplinaire.

Dans ce rapport, nous décrivons l'activité de certains de nos lauréats et publions des photos qu'ils ont prises lorsqu'ils travaillaient dans le Nord.

L'honorable Ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord
Terrasses de la Chaudière
10, rue Wellington
Tour Nord, pièce 2100
Gatineau (Québec)
K1A 0H4

Monsieur le ministre,

Au nom de la Commission canadienne des affaires polaires, j'ai le plaisir de vous présenter le rapport annuel de la Commission pour la période allant du 1er avril 2010 au 31 mars 2011.

Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Le président,
Bernard W. Funston 

Table des matières

 

 Hardy Granberg]
Chercheur sur la banquise de l'Antarctique, avec les empereur Pingouins;
brise-glace en arrière-plan [photo : Hardy Granberg].

Mandate

La Commission canadienne des affaires polaires, créée en 1991, a les responsabilités suivantes: promouvoir et diffuser les connaissances relatives aux régions polaires arctiques et antarctiques, et suivre leur évolution; aider à sensibiliser le public à l'importance de la science polaire pour le Canada; intensifier le rôle du Canada sur la scène internationale à titre de nation circumpolaire; et recommander l'adoption d'une politique sur la science polaire au gouvernement.

Conformément à son mandat, la Commission organise des conférences et colloques, publie de l'information sur des questions liées à la recherche polaire et collabore étroitement avec les autres organismes gouvernementaux et non gouvernementaux pour encourager les études canadiennes sur les régions polaires.

La Commission est le principal point de contact du Canada avec les scientifiques qui s'intéressent aux questions circumpolaires. Elle représente le Canada au sein du Comité international pour les sciences arctiques (CISA) et du Comité scientifique pour les recherches antarctiques (CSRA). En outre, elle est en relation avec des organismes et instituts de recherche partout dans le monde circumpolaire. En plus de compléter son activité liée à la recherche dans le pays, sa collaboration avec les scientifiques des affaires polaires à l'échelle internationale est pour le Canada un moyen de contribuer aux projets scientifiques multilatéraux.

 Marie-Andrée Fallu]

Marie-Andrée Fallu a gagné la bourse de la Commission canadienne des affaires polaires en 2001. Elle examinait les algues microscopiques et les larves d'insectes du fond des lacs pour trouver l'explication des effets du changement de climat. Actuellement, elle est chargée de la liaison scientifique pour le Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique, à l'Université du Québec à Trois-Rivières. [photo : Marie- Andrée Fallu].

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Principales réalisations

Accord de coopération entre scientifiques canadiens et argentins

La Commission canadienne des affaires polaires et la Dirección nacional del Antártico de l'Argentine ont signé un accord visant à faciliter la coopération et les échanges entre les scientifiques des affaires polaires du Canada et de l'Argentine. Cet accord aidera les scientifiques canadiens à avoir accès à l'infrastructure de l'Argentine pour les travaux en Antarctique. D'un autre côté, il aidera les scientifiques de l'Argentine qui souhaitent travailler dans l'Arctique canadien.

Réseau de gestionnaires et exploitants de l'infrastructure de recherche dans le Nord

Grâce au soutien de la Commission qui les encourage depuis plusieurs années, les gestionnaires et exploitants de l'infrastructure de recherche nordique travaillent à l'élaboration du mandat d'un réseau plus formel. En s'exprimant d'une seule voix sur les enjeux prioritaires, ceux-ci seront en mesure d'accroître la coordination et l'efficience des opérations de l'infrastructure, ce qui réduira les coûts et améliorera l'accès pour les chercheurs.

Carte interactive des centres de recherche du Nord

La Commission a produit une carte interactive des centres de recherche du Nord canadien. Celle-ci fournit des renseignements à jour sur plus de soixante-dix établissements situés aux quatre coins du Nord canadien. Elle est maintenant fort utilisée par les scientifiques du Canada et de l'étranger.

Hommage de la Société géographique royale du Canada au comité national canadien pour l'Année polaire international

La Société géographique royale du Canada a décerné sa médaille d'or 2010 au comité national canadien pour l'API en reconnaissance de son travail exceptionnel. Ce comité avait été créé par la Commission en 2004.

Comité national canadien du Comité international pour les sciences arctiques (CISA)

Le comité national canadien du CISA, créé par la Commission, compte plus de 40 membres qui représentent des organismes gouvernementaux, non gouvernementaux et autochtones, ainsi que des maisons d'enseignement et desinstituts de recherche. Ce comité constitue un lien direct entre les chercheurs canadiens qui s'intéressent aux enjeux nordiques et le CISA, qui encou rage la collaboration et la coopération internationales en recherche arctique.

Bourse d'études de la Commission canadienne des affaires polaires

Depuis plus d'une décennie, la Commission canadienne des affaires polaires encourage l'excellence dans les etudes polaires en offrant chaque année une bourse d'études à un doctorant d'exception. Les lauréats ont réussi à se tailler une place de premier rang dans la nouvelle génération de chercheurs des enjeux polaires. Dans le présent rapport, nous décrivons l'activité de certains d'entre eux et publions les photos qu'ils ont prises sur le terrain.

 Julie M. Ross]Julie M. Ross a gagné la bourse de la Commission canadienne des affaires polaires en 2002. Pour sa dissertation de doctorat en anthropologie, elle a utilisé des données archéologiques et environnementales afin d'élucider la relation entre les changements environnementaux et les changements culturels dans l'Arctique canadien. Elle est maintenant Archéologue territorial pour le Nunavut. [photo : Julie M. Ross]. 

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Message du président

La Commission canadienne des affaires polaires est à un tournant. Pendant ses vingt premières années d'existence, elle a été un organisme axé sur la science, relativement peu connu.

Or selon la vision qui a mené à sa création, en 1991, on prévoyait que tôt ou tard les régions polaires allaient jouer un rôle beaucoup plus grand sur la scène nationale et internationale. Nous sommes arrivés à ce point.

Au cours des cinq dernières années, la connaissance des régions polaires, et notamment de l'Arctique, a connu une croissance exponentielle. Outre que les États comprenant un territoire arctique et dotés d'un programme de recherche antarctique s'intéressent maintenant aux pôles, nombreux sont les nouveaux intervenants de l'Europe, de l'Asie et de l'hémisphère Sud qui font maintenant de la recherche  scientifique, et il y a de plus en plus d'entreprises commerciales dans l'Arctique et l'Antarctique. On note aussi que des organismes non gouvernementaux, partisans de diverses causes, préconisent de multiples modèles environne mentaux et de gouvernance pour ces régions. 

Et bien sûr les habitants du Grand Nord ont leurs propres aspirations pour leur terre natale. Celles-ci devraient figurer au premier plan dans les débats, notamment en ce qui concerne l'Arctique. 

En cette période où la connaissance polaire est fort prisée, quelle est la position du Canada? Notre pays a de plus en plus besoin d'une institution nationale pour aider à synthétiser la connaissance émergente à propos des régions polaires et à l'utiliser de manière à offrir aux décideurs, aux populations locales, entreprises et industries, aux groups des milieux universitaires et scientifiques et aux autres intéressés des services pertinents au moment opportun.

À l'évidence, la Commission canadienne des affai res polaires doit jouer un rôle accru. Elle est l'institution nationale spécialiste de la connaissance polaire. Son mandat général, énoncé dans la Loi sur la Commission canadienne des affaires polaires, consiste à promouvoir le développement et la diffusion des connaissances sur les régions polaires. Il faut savoir que la définition du terme «connaissance» donnée dans la Loi inclut le savoir autochtone. Et si les vingt premières années ont été consacrées surtout à l'encouragement et au soutien de la science et de la recherche scientifique, il est évident que pour aller de l'avant la Commission doit avoir une perspective plus étendue.

Nous devons non seulement maintenir la dimension scientifique de notre travail, mais aussi considérer la connaissance polaire dans un sens plus large qui inclut les elements sociaux, culturels, économiques, politiques et géopolitiques. Qui plus est, la Commission doit contribuer à l'effort collectif de nombreux organismes gouvernementaux et autres qui exercent leur responsa bilité dans les régions polaires, à l'échelle nationale et internationale.

Nous voulons promouvoir l'engagement, le leadership et l'autorité du Canada dans l'Arctique et l'Antarctique. En tant que puissance polaire, le Canada doit avoir une institution nationale capable d'adopter une perspective à plus long terme et d'assurer la continuité de nos démarches à cet égard. Parallèlement, nous pouvons aider à créer une nouvelle génération de personnes qui veilleront à accroître l'activité du Canada dans le cadre des enjeux polaires.

Nous ne pouvons le faire seuls. Dans les années à venir, les réseaux et partenariats que crée la Commission dans l'Arctique et le Nord, en Antarctique, en Europe, en Asie et dans l'hémisphère Sud seront les facteurs déterminants de notre succès si nous voulons renforcer le rôle du Canada en tant que nation polaire.

Au nom du nouveau conseil d'administration de la Commission canadienne des affaires polaires, j'estime que l'occasion qui m'est donnée d'accepter de relever ces défis est un privilège. Nous souhaitons connaître un succès mesurable. Ainsi nous veillerons à ce que la Commission soit une institution nationale pertinente et respectée, qui se consacre au développement et à la diffusion de la connaissance polaire.

Bernard Funston
Président

 E.G. Gregorich]
Un campement de tentes avec des montagnes et des glaciers en arrière-plan [photo: E.G. Gregorich].

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Rapport du directeur exécutif

La Commission canadienne des affaires polaires a connu une année très mouvementée et fort productive. Encore une fois, cela résulte en grande partie de ses liens solides avec les ministères du gouvernement fédéral et les organismes non gouvernementaux, et du soutien indéfectible de personnes qui consacrent du temps et de l'énergie pour aider la Commission à pousser la connaissance relative aux régions polaires.

En novembre 2010, l'honorable John Duncan, Ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord, a annoncé de nouvelles nominations au conseil d'administration de la Commission. Les nouveaux membres du conseil sont: Bernard Funston (président), Nellie Cournoyea (vice-présidente), Barrie Ford, Martin Fortier, Robert Gannicott, David Hik, Rob Huebert, Maxim Jean-Louis, John Nightingale et Darielle Talarico. Ces nouveaux membres apportent une expérience et une expertise très diversifiées à la Commission. Grâce à leur engagement de longue date pour mieux faire comprendre les enjeux polaires, la Commission demeurera efficace en tant qu'acteur des dossiers arctiques et antarctiques.

En janvier, le nouveau conseil d'administration a tenu sa première réunion, à Ottawa, et commencé à élaborer la vision et fixer les priorités de la Commission pour les trois prochaines années. Les membres du conseil ont poursuivi leurs travaux à leur deuxième réunion qui s'est tenue en mars dans les bureaux de l'Institut circumpolaire canadien (ICC), à l'Université de l'Alberta, Edmonton. À cette réunion, ils ont cherché à savoir comment la Commission pourrait réaliser un certain nombre de projets spéciaux devant aider à renforcer la stratégie du gouvernement pour le Nord, comme l'a demandé le ministre d'AADNC.

 Michael Kral]

Michael Kral, psychologue et anthropologue médical, a gagné la bourse de la Commission canadienne des affaires polaires en 2003. Sa recherche de doctorat portait sur la prevention du suicide chez les jeunes des collectivités inuites. Il est maintenant professeur adjoint en psychologie à l'Université de l'Illinois. [photo : Michael Kral].

Cette année, la Commission canadienne des affaires polaires a entrepris diverses activités dans le cadre de son mandat : promouvoir et diffuser les connaissances relatives aux régions polaires et suivre leur évolution. Elle a entre autres tenu, dans ses bureaux, une séance d'information sur la recherche arctique et antarctique du Canada à l'intention de l'ancien premier ministre de la France, M. Michel Rocard.  Celui-ci est maintenant ambassadeur chargé des négociations internationales pour les pôles arctique et antarctique.

La société géographique de la Russie a tenu une conférence de deux jours sur le thème de l'Arctique comme territoire propice au dialogue. La conférence traitait des politiques de soutien au développement durable dans l'Arctique. Les débats portaient sur l'environnement naturel, l'économie, l'infrastructure, la sécurité, la géopolitique ainsi que les aspects sociaux et autres. Cet événement a attiré des politiciens et experts influents des pays suivants : Canada, Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Russie, Suède et États-Unis. Y ont également participé des scientifiques et activists euro péens, des représentants de l'OTAN, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et d'autres institutions internationales. La Commission des affaires polaires a joué un rôle clé lors de la séance sur la richesse naturelle de l'Arctique comme source de prospérité de la région et justification de la coopération. La conférence a marqué le début d'un processus continu de dialogue à un haut niveau entre les pays impliqués dans l'Arctique. La Russie compte tirer parti de ce forum qu'elle aimerait voir renouveler chaque année.

 Michael Kral]
Une communauté arctique [photo : Michael Kral].

La Commission a participé à un atelier de l'OTAN consacré à la recherche avancée sur la sécurité environnementale dans l'océan Arctique. Le but : encourager le dialogue interdisciplinaire et inclusif à l'échelle internationale. L'atelier, qui se tenait à l'Université de Cambridge, a donné aux pays souverains de l'Arctique l'occasion d'exposer leurs perspectives et leurs plans d'une manière constructive, de rechercher l'objectivité compte tenu des divers intérêts et de communiquer de l'information devant favoriser la gestion équilibrée de l'océan Arctique.

L'étude de l'Antarctique et de l'océan Austral et de leur rôle dans le système terrestre n'a jamais été aussi importante, vu les changements que connaît la région et leurs implications à l'échelle de la planète. Dans cette optique, le Comité scientifique pour les recherches antarctiques (CSRA) a tenu sa conférence scientifique publique biennale et la XXXIe assemblée de ses délégués à Buenos Aires, Argentine, en août. La Commission, qui représente le Canada au sein du CSRA, a veillé à ce qu'un grand nombre de Canadiens participant à la réunion. L'un des points saillants de cette réunion a été le débat sur le nouveau plan stratégique du CSRA par lequel l'organisme se recentre sur ses valeurs premières, c'est-à-dire «être le principal défenseur international non gouvernemental de la recherche sur la région antarctique, donner des avis scientifiques d'experts objectifs aux responsables du Traité sur l'Antarctique et à d'autres intéressés, et attirer l'attention des décideurs sur les nouveaux enjeux». 

 Gita Laidler]

Gita Laidler a gagné la bourse de la Commission canadienne des affaires polaires en 2004. Elle travaillait en étroite collaboration avec les Inuit pour déterminer l'importance des processus propres aux glaces marines, de leur utilisation et des changements dans une zone englo bant trois localités du Nunavut. Elle est maintenant professeure adjointe au Département de géographie et des études environnementales, à l'Université Carleton. [photo : Gita Laidler].

En 2004, la Commission canadienne des affaires polaires qui a pour mission de contribuer à sensibiliser le public à l'importance de la science polaire pour le Cana da, a créé le comité national canadien pour l'Année polaire international 2007-2008 (API). Ce comité composé de 22 membres (représentants des ministères et organismes des gouvernements fédéral et territoriaux, de groupes d'Autochtones, des universités et instituts de recherche) était chargé de veiller à ce que les activités canadiennes de l'API tiennent compte des régions arctiques et antarctiques, mobilisent des scientifiques de tout un éventail de disciplines et soient centres sur les questions scientifiques impérieuses. La Commission a obtenu de dix ministères et organismes du gouvernement fédéral des crédits répartis sur cinq ans pour soutenir l'activité du comité et son secrétariat situé à l'Université de l'Alberta. Cette année, le travail exceptionnel du comité national canadien pour l'API a été reconnu par la Société géographique royale du Canada (SGRC) qui lui a décerné sa médaille d'or 2010 lors d'un dîner de gala, en novembre. La Commission était fière d'avoir été le catalyseur de l'action de ce comité.

La Commission, qui représente le Canada au Comité international pour les sciences arctiques (CISA), a participé à la semaine du Sommet de la science arctique (SSSA) de mars 2010, à Nuuk, au Groenland. La SSSA a commence d'une manière dramatique, peu après l'éruption, en avril, du volcan Eyjafjallajökull, en Islande, et la perturbation des vols en direction de nombreuses villes d'Europe qui en a résulté.  Malgré ce contretemps, l'assistance était nombreuse, meme si certaines personnes ont dû participer à la réunion par liaison télévisuelle depuis Copenhague. À la réunion du conseil du CISA, on a tenu une élection pour les postes à pourvoir au sein du comité exécutif. Nous sommes heureux de féliciter notre membre canadien du conseil, David Hik, qui a été élu président. La SSSA 2011 s'est déroulée à Séoul, République de Corée, en mars. La Commission a assuré la participation d'experts canadiens. Avec diverses réunions et le symposium scientifique biennal sur le thème «The Arctic: New Frontier for Global Science», le sommet a donné nombre d'occasions de collaboration internationale et permis d'examiner les questions de science arctique, de politique et de gestion. Il a aussi permis aux Canadiens qui travaillent à la planification de la confé rence de l'API 2012 d'échanger des idées avec leurs partenaires internationaux. La coopération internationale que le CISA encourage est essentielle à la recherche polaire canadienne.

 Kate Hennessy]Kate Hennessy, lauréate de la bourse de la Commission des affaires polaires de 2005, a rédigé sa thèse de doctorat sur l'anthropologie visuelle et des médias. Elle a travaillé avec les collectivités des Premières nations à des projets participatifs de vidéo et d'utilisation du Web pour l'enseignement des langues et de la culture. Elle est maintenant professeure adjointe à l'école des arts et technologies interactifs, à l'Université Simon Fraser. [photo : Kate Hennessy].

La Commission des affaires polaires était l'un des principaux intervenants au séminaire du Canada et de l'Europe sur les dimensions nordiques. Cette activité qui a eu lieu à Edmonton, à l'Institut circumpolaire canadien (ICC), Université de l'Alberta, était la deuxième d'une série de séminaires internationaux biennaux sur les perspectives communes et les défis que devront relever les régions nordiques de l'Europe et du Canada. Le Canada et les pays nordiques ont des preoccupations communes à propos des enjeux circumpolaires, de la sécurité internationale et de la protection de l'environnement. Ils sont très attachés à leurs valeurs et perspectives communes. Le séminaire portait sur les aspects géopolitiques et juridiques. Il a donné aux décideurs et chercheurs du Canada et des pays nordiques l'occasion d'annoncer leurs constatations, de parler des tendances des politiques et de leurs expériences, et d'exposer leur perspective sur les futurs défis. Des représentants de l'institut arctique Stefansson de l'Islande et du Forum de la recherche nordique se sont joints à ceux de l'ICC et de l'Institut Thule pour participer à ce séminaire. La participation des instituts des affaires polaires et des organismes nordiques s'en est donc trouvée accrue. Le séminaire a reçu l'appui de la Commission canadienne des affaires polaires, du gouvernement du Nunavut, des ambassades de la Norvège, de la Finlande et du Danemark au Canada, et du gouvernement du Groenland.

Comme le prévoit l'un des principaux éléments de son mandat - communiquer aux Canadiens l'information sur la recherche polaire et encourager la coopération international pour l'avancement de la connaissance polaire - la Commission canadienne des affaires polaires a organisé des rencontres, participé à des réunions et ateliers d'envergure internationale, et fait des présentations à des activités nationales et internationales. Elle a poursuivi son travail avec les représentants des gouvernements et organismes du Nord, les Autochtones, les membres des collectivités nordiques, les éminents scientifiques et les responsables des centres de recherche du Nord, pour que les Canadiens profitent des avantages à long terme de l'API : attirer une nouvelle génération de chercheurs, informer et sensibiliser le grand public aux enjeux polaires; améliorer les systè mes d'observation et les installations d'aide à la recherche; soutenir les réseaux de recherche pluridisciplinaire; et accroître l'accès à l'information sur la recherche.

Vu le regain d'intérêt du gouvernement fédéral pour la science arctique, la Commission continue de nouer des liens avec les ministères et organismes de l'administration fédérale. Elle poursuit ses démarches pour oeuvrer avec les groupes d'Autochtones et les scientifiques des universités pour accroître le soutien à long terme de la recherche polaire et la capacité d'exécution, au Canada et à l'étranger.

Nous vivons une période passionnante pour la science et la technologie polaires, et nombreuses sont les occasions de contribuer d'une manière significative à l'avancement de la connaissance polaire, à l'échelle nationale et internationale. La Commission doit continuer de diriger le débat sur la science polaire et de faire connaître les importants enjeux polaires.

J'aimerais profiter de l'occasion pour féliciter nos nouveaux membres du conseil pour leur nomination et je leur souhaite la bienvenue à la Commission canadienne des affaires polaires. J'ai bien hâte de travailler avec vous tous en cette période où la Commission compte près de vingt ans d'existence comme organisme consultatif national du Canada dans les dossiers polaires.

Steven C. Bigras

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Activités

Activités nationales

Héritage de l'Année polaire internationale

La Commission canadienne des affaires polaires s'efforce continuellement de promouvoir l'héritage de l'Année polaire internationale (API), d'offrir un soutien et de fournir des conseils à cet égard. Elle a participé à la conférence de l'API 2010 tenue à Oslo intitulée Polar Science-Global Impact, qui réunissait les chercheurs pour célébrer les remarquables realisations de l'API 2007- 2008, parler des résultats de la recherche et décider de l'orientation future de la science polaire et planétaire.

La Commission s'occupe maintenant des préparatifs de la troisième et dernière conférence de l'API De la connaissance à l'action, qui se tiendra à Montréal en avril 2012. Cette conférence couvrira quatre principaux sujets : points saillants de la science; synthèse de la science et intégration; de la connaissance à l'action; et engagement public.

Réseau canadien d'information polaire

Le Réseau canadien d'information polaire (RCIP) inclut le répertoire des chercheurs et le Forum pour les sciences polaires. Le répertoire est un inventaire des experts canadiens (plus de 2 000) des dossiers nordiques et antarctiques. Chaque inscription présente des renseignements sur les personnes, la spécialité par mots-clés et une liste des publications récentes.

Le Forum pour les sciences polaires donne aux chercheurs un moyen de se tenir au courant des faits nouveaux, d'échanger des idées, de participer aux débats en ligne et de collaborer. Il compte environ 1700 membres. Les abonnés utilisent le babillard où ils affichent et lisent l'information susceptible d'intéresser les chercheurs - offres d'emploi, demandes de propositions, nouvelles publications, conférences et ateliers, cours donnés sur le terrain, financement, bourses d'études, et un calendrier des activités polaires. Chaque jour la Commission affiche les nouvelles sur le babillard.

 Sonia Wesche]
Un filet de pêche est retiré de dessous un lac gelé [photo : Sonia Wesche].

Édition

La Commission a publié deux numéros de chacun de ses bulletins sur la science polaire, le Méridien et le Bulletin du réseau canadien de recherches antarctiques. Les deux publications sont imprimées et diffusées sur son site Web.

La Commission a fait du Méridien une source fiable de renseignements sur le Nord. Ce bulletin offre en temps opportun des articles rédigés par des spécialistes du Nord, qui couvrent tous les domaines. Ces articles ont été utilises par des enseignants et mentionnés dans des revues savantes, des livres et des rapports. Des extraits des textes ont été cités dans une variété de sites Web et de blogues. Cette année, d'éminents experts canadiens des questions polaires et de nouveaux chercheurs ont écrit des textes pour le bulletin. Parmi les nombreux sujets traités, il convient de signaler: la diminution des populations de caribou dans l'Arctique canadien; l'économie sociale dans les collectivités inuites du Labrador; les milieux humides comme moyen simple et efficace de traiter les eaux usées dans l'Arctique; les droits de souveraineté du Canada dans l'océan Arctique; les effets du changement de climat sur les tempêtes et l'érosion des côtes dans l'Arctique; et la formation des enseignants dans le Nord du Manitoba. Le Méridien présente aussi des critiques de nouveaux livres canadiens sur le Nord.

 Sonia Wesche]Sonia Wesche a gagné la bourse de la Commission canadienne des affaires polaires en 2006. Pour sa recherche de doctorat en géographie et gestion des ressources et de l'environnement, elle a collaboré avec des Dénés-Métis de Fort Resolution, T.N.-O., pour une étude sur le savoir traditionnel et l'adaptation des collectivités aux changements environnementaux. Sonia est maintenant titulaire d'une bourse postdoctorale. Elle étudie l'hygiène des environnements autochtones, à l'Université de la Colombie-Britannique. [photo : Sonia Wesche].

La Commission a travaillé avec le Comité canadien de la recherche antarctique (CCRA) pour maintenir le prestige du Bulletin du réseau canadien de recherches antarctiques, véhicule des spécialistes canadiens de la science antarctique. Cette année, le bulletin a présenté des articles et rapports sur des sujets incluant: les accords prévoyant des échanges pour la recherche arctique-antarctique conclus par les gouvernements du Canada et du R.-U. et entre la Commission canadienne des affaires polaires et l'Instituto Antártico Argentino; le rapport entre la glace, les courants atmosphériques et le climat en Antarctique; la logistique antarctique; les artistes canadiens en Antarctique; les toponymes canadiens en Antarctique.

Sensibilisation et collaboration

La Commission collabore avec les universités grâce à ses relations avec l'Association universitaire canadienne d'études nordiques (AUCEN) et les scientifiques des institutions réparties dans tout le pays. Elle participe aux travaux de comités du Programme de formation scientifique dans le Nord et de la Fiduciaire canadienne d'études nordiques, et travaille avec des organismes de recherche et  d'enseignement comprenant l'institut arctique de l'Amérique du Nord, l'Institut circumpolaire canadien et l'ArcticNet.

La Commission a été l'un des promoteurs de la septième conférence scientifique annuelle d'ArcticNet qui a eu lieu à Ottawa, en décembre 2010. Cette année, la conférence - la plus grande conférence scientifique annuelle sur l'Arctique au Canada - incluait plus de 150 présentations orales et 165 affiches scientifiques couvrant toutes les branches de la recherche arctique et reflétant la pluridisciplinarité du programme d'ArcticNet. Le dernier jour, le nouveau président de la Commission, Bernie Funston, a pris la parole é une séance pléniaire sur la recherche de l'équilibre du  développement durable dans l'Arctique.

La Commission a maintenu son rôle d'animateur du réseau de gestionnaires et exploitants canadiens des centres de recherche du Nord. En février, elle a tenu la septième réunion des gestionnaires et exploitants, à Ottawa, avec la Direction de la politique scientifique de l'Arctique (AINC). Le premier jour de la réunion de deux jours a été consacré au débat sur l'amélioration de la capacité de l'infrastructure ainsi qu'aux comptes rendus sur les rénovations et la modernisation des stations rendues possibles grâce au Fonds pour l'infrastructure de recherche dans l'Arctique (FIRA). Le deuxième jour, les participants ont parlé des moyens d'accroître la capacité scientifique dans le contexte des calendriers de recherche régionaux.

 Laurie Buckland]
Bloody Falls, rivière Coppermine, Nunavut [photo : Laurie Buckland].

Les membres conviennent que le soutien offert par la Commission au fil des ans a contribué à l'efficacité de ce réseau. Maintenant ils envisagent de le rendre plus formel en établissant son mandat. Ils parleront d'une seule voix pour s'attaquer aux points prioritaires. Ils continuent de compter sur le soutien et l'encouragement de la Commission.

Dans l'avenir prévisible, la Commission des affaires polaires maintiendra son rôle d'animateur et de secrétariat du réseau. Elle assurera la communication en permanence par l'entremise du forum du RCIP et gardera la carte interactive des centres de recherche du Nord sur son site Web et celui de la tribune internationale Forum of Arctic Research Operators (FARO).

La Commission a maintenu ses liens avec les ministères et organismes de l'administration fédérale, les groupes d'Autochtones, les scientifiques des universités, les représentants des administrations territoriales et des collectivités du Nord, pour accroître le soutien à long terme de la recherche nordique ainsi que la capacité d'exécution, au Canada et à l'étranger. La Commission a maintenu son action au sein de comités du gouvernement fédéral, dont le Réseau interministériel sur la science et la technologie internationales et le Groupe d'experts et d'utilisateurs de la station de recherche de l'Extrême-Arctique du Canada.

Cette année, la Commission des affaires polaires a encore une fois offert une bourse de doctorat avec l'Association des universités canadiennes en études nordiques. Cette bourse rend hommage à l'excellence en recherche polaire interdisciplinaire. Le lauréat doit pré senter les résultats de sa recherche à un grand forum national ou nordique. Cette année, le lauréat est Colin Yates, un étudiant en urbanisme de l'Université de Waterloo qui s'intéresse à l'utilisation des zones humides pour traiter les eaux usées dans les localités de l'Arctique. Ses travaux montrent que les milieux humides offrent une solution de rechange simple, efficace et peu coûteuse aux usines de traitement des eaux usées dans les localités de l'Arctique.

 Emilie Cameron]En 2007, la bourse de la Commission canadienne des affaires polaires a été attribuée à la géographe Emilie Cameron. Celle-ci étudiait les récits du massacre de Bloody Falls en 1771, un évènement décrit par Samuel Hearne, et l'influence de ces récits sur la société dans l'Arctique central. Emilie est maintenant professeure adjointe au Département de géographie et des études environnementales, à l'Université Carleton. [photo : Emilie Cameron].

Comité canadien de la recherche antarctique (CCRA)

Le Comité canadien de la recherche antarctique (CCRA) a tenu son assemblée générale annuelle à Ottawa, en décembre. L'un des principaux résultats a été l'insistance du CCRA qui tente continuellement de mettre sur pied le programme national de recherche antarctique. Avec la Commission canadienne des affaires polaires, le comité a élaboré un programme canadien de recherche antarctique (PCRA) qui décrit les priorités des chercheurs canadiens relativement à l'Antarctique et propose une structure de gouvernance qui inclut les intervenants gouvernementaux et non gouvernementaux. Le document pertinent donne des précisions sur le coût d'un tel programme.

La collaboration et les partenariats internationaux sont des éléments clés du PCRA. Il importe de reconnaître les liens entre les deux pôles qui relient l'ensemble des systems terrestres. La connaissance étendue résultant de l'intégration des résultats des études scientifiques pour les deux régions polaires a une grande valeur. Le CCRA et la Commission s'emploient à promouvoir le PCRA, vu que la connaissance acquise grâce à la recherche antarctique nous aide à comprendre l'Arctique canadien.

 Tristan Pearce]Tristan Pearce a gagné la bourse de la Commission canadienne des affaires polaires en 2008. Pour sa dissertation de doctorat, il a étudié la transmission des connaissances sur l'environnement et des aptitudes de terrain dans l'adaptation au changement de climat à Ulukhaktok, Territoires du Nord-Ouest. Tristan est maintenant chercheur titulaire de la chaire Vanier, membre du groupe des changements environnementaux planétaires, au Département de géographie, Université de Guelph. [photo : Tristan Pearce].

Activités internationales

Comité international pour les sciences arctiques (CISA)

Le Comité international pour les sciences arctiques (CISA) est un organisme non gouvernemental international qui encourage et facilite la coopération internationale pour la recherche arctique. Le représentant du Canada au conseil du CISA est David Hik, qui a été élu président de l'organisme durant la semaine du Sommet de la science arctique, en avril.

La Commission canadienne des affaires polaires a fourni une aide et joué un rôle important à un atelier du CISA qui, pour la première fois, réunissait tous les membres des cinq groupes de travail - dimension sociale et humaine, questions terrestres, milieu marin, atmosphère et cryosphère. Ces groupes ont été créés par le conseil du CISA en 2010 pour élaborer des plans scientifiques, servir de conseils consultatifs scientifiques et aider le CISA à remplir sa mission.

Durant l'atelier intensif de trois jours, qui a eu lieu en janvier à l'Institut Alfred Wegener, à Potsdam, Allemagne, où loge le secrétariat du CISA, chaque groupe de travail devait faire le point sur la recherche dans son domaine, parler des éventuelles lacunes dans la re cherche et indiquer les priorités. On leur a aussi demandé de signaler les nouvelles questions transsectorielles susceptibles d'intéresser plus d'un groupe de travail. Un compte rendu sommaire de l'atelier est maintenant offert.

La troisième réunion du comité national canadien du CISA a eu lieu durant la conférence d'ArcticNet précitée. Ce comité préconise une meilleure collaboration et plus d'échanges de renseignements au sein de la communauté scientifique canadienne intéressée par l'Arctique et s'assure que le Canada soit bien repré senté aux semaines du Sommet de la science arctique et que les Canadiens désignés comme membres des divers comités scientifiques permanents et groupes d'action du CISA aient les moyens d'assister aux réunions et ateliers. Le but de la réunion: donner aux members un aperçu des activités du CISA et des faits nouveaux, et parler de la participation du Canada à la semaine du Sommet de la science arctique 2011, à Séoul, Corée du Sud.

 Anne Hamilton]
Un campement sur la toundra de l'Arctique [photo : Anne Hamilton].

Comité scientifique pour les recherches antarctiques (CSRA)

Le Comité scientifique pour les recherches antarctiques (CSRA) a tenu sa conférence publique biennale sur la science et la XXXIe assemblée de ses délégués à Buenos Aires, Argentine, en août.

Le CSRA tient des assemblées de délégués pour fixer les priorités, examiner les progrès et mener l'activité courante. À ces assemblées, les délégués qui représentent les 36 États membres et neuf unions scientifiques intéressés par la recherche antarctique approuvent les finances et formulent les politiques et la stratégie à suivre. À l'assemblée de Buenos Aires, les délégués ont passé en revue et commenté un nouveau plan stratégique du CSRA qui couvre la période de six ans allant de 2011 à 2016.

Cette assemblée a été un important jalon pour la Commission et le Comité canadien de la recherche antarctique (CCRA) dans l'élaboration et la mise en oeuvre du programme canadien de recherche antarctique (PCRA). L'un des aspects importants du PCRA est la création de partenariats avec d'autres pays qui font de la recherche en Antarctique. À l'assemblée de Buenos Aires, la Commission canadienne des affaires polaires et l'Instituto Antártico Argentino ont signé une lettre d'entente afin de faciliter la coopération entre les scientifiques des questions arctiques et antarctiques du Canada et de l'Argentine.

Le Canada et l'Argentine ont un intérêt mutuel dans de nombreux domaines pour ce qui est des branches complémentaires de la science arctique et antarctique. Depuis longtemps le Canada se distingue pour sa contribution à la recherche antarctique, mais il ne possède pas ses propres installations dans l'Antarctique. L'entente, conclue à la demande de scientifiques du Comité canadien de la recherche antarctique et de l'Instituto Antártico Argentino, facilitera l'accès des scientifiques canadiens à l'infrastructure de l'Argentine en Antarctique et d'un autre côté, aidera les scientifiques de l'Argentine qui souhaitent travailler dans l'Arctique canadien. La connaissance étendue résultant de l'intégration des résultats des études scientifiques pour les deux régions polaires a une grande valeur.

 Anne Hamilton]Anne Hamilton, lauréate de la bourse de la Commission canadienne des affaires polaires en 2009, prépare un doctorat en anthropologie à l'Université du Manitoba. Par sa recherche, elle essaie de déterminer où, dans l'île de Baffin, les paléoeskimos - les plus anciens habitants de l'Arctique nordaméricain - ont trouvé les pierres nécessaires à la fabrication de leurs outils et s'ils sont allés les chercher ou s'ils les ont obtenues en faisant du troc. [photo : Anne Hamilton].

 

Sustaining Arctic Observing Networks (SAON)

La Commission suit de près l'activité du groupe Sustaining Arctic Observing Networks (SAON) qui tente de créer un réseau international de systèmes d'observation et de partage à long terme coordonnés des données de tout l'Arctique qui fournissent de l'information sur les systèmes environnementaux et les changements socioéconomiques.

Le groupe directeur du SAON inclut des représentants de huit pays arctiques, des participants permanents au travail du Conseil de l'Arctique, des groupes de travail du Conseil de l'Arctique, ainsi que des membres du CISA et de l'Organisation météorologique mondiale. Il a des liens avec la science arctique, les activités d'observation et de gestion des données, les intérêts des pays non arctiques et les systèmes d'observation planétaire. Le Canada a produit un inventaire complet des réseaux d'observation arctique.

La Commission a accepté de fournir un soutien organisationnel au président du comité national de coordination du SAON, qui une fois par année tient une réunion par téléconférence pour préparer la présentation canadienne à la réunion annuelle du conseil du SAON. Le membre de la Commission David Hik est coprésident du SAON.

UNESCO

La Commission canadienne des affaires polaires a participé à des réunions de la Commission sectorielle Sciences naturelles et sociales, de l'UNESCO, tenues par la Commission canadienne pour l'UNESCO (CCU). La CCU exerce son activité de façon ponctuelle sous le patronage du Conseil des Arts du Canada, situé à Ottawa. Elle tient des réunions trois ou quatre fois par année. Elle souhaite vivement en apprendre davantage sur la science circumpolaire nordique et a manifesté le désir de s'impliquer dans la communication et sensibilisation à l'héritage de l'API. La Commission des affaires polaires l'aide à le faire.

 Colin Yates]Colin Yates, un candidat au doctorat à en urbanisme de l'Université de Waterloo, a gagné la bourse de la Commission canadienne des affaires polaires en 2010. Il étudie l'utilisation des zones humides pour traiter les eaux usées dans les localités de l'Arctique. [photo : Colin Yates]. 

Forum de la recherche nordique

La Commission des affaires polaires est membre actif du Forum de la recherche nordique (FRN) depuis sa création, en 1999. Le FRN facilite la recherche sur les enjeux et les problems liés à l'activité contemporaine dans le Nord et l'Arctique qui ont une portée planétaire. Il est une plate-forme internationale propice au dialogue entre les chercheurs et une vaste gamme d'intervenants. La 6e assemblée publique du Forum de la recherche nordique intitulée «Our Ice Dependent World» mettra l'accent sur les effets de la diminution des glaces terrestres et marines due au réchauffement planétaire pour l'environnement et les populations dans le monde.  L'Université d'Akureyri sera l'hôte de cette assemblée qui aura lieu à Hveragerdi, dans le Sud de l'Islande, en septembre 2011.

Conseil de l'Arctique

Le Conseil de l'Arctique est un forum intergouvernemental de haut niveau qui applique un mécanisme pour faire face aux préoccupations communes des États et des populations de l'Arctique. La Commission canadienne des affaires polaires continue d'aider le Canada à remplir son engagement à soutenir le Conseil de l'Arctique (CA), en participant au travail de son groupe central canadien.

Grid-Arendal

La Commission a noué une relation de travail avec GRIDArendal, le principal centre polaire pour le Programme des Nations Unies pour l'environnement.

En outre, elle fournit des locaux à bureaux comme contribution en nature, afin d'aider le Canada à remplir son engagement à l'égard du projet Global Environment Facility (GEF) ECORA: approche intégrée des écosystèmes pour préserver la biodiversité et minimiser la fragmentation des habitats dans l'Arctique russe. L'objectif général du projet ECORA: établir des stratégies et plans d'action pour la gestion intégrée des écosystèmes (GIE) dans trois zones modèles, soit l'île Kolguev, le Bas-Kolyma et le district de Beringovsky. Un compte rendu des résultats du projet sera rédigé pour présentation à l'assemblée ministérielle 2011 du Conseil de l'Arctique. Les responsables préparent une proposition de suivi qui mettra l'accent sur la protection de la biodiversité dans un Arctique changeant.

 Tristan Pearce]
Une personne se tient sur un esker couvert de neige [photo : Tristan Pearce]

Le bureau d'Ottawa coordonne le programme Many Strong Voices (MSV) qui rallie des personnes et des organismes de l'Arctique ainsi que des petits États insulaires en développement (PEID). Le but: influencer les négociations sur le changement de climat à l'échelle planétaire et veiller à l'adoption de moyens d'adaptation pour faire face aux repercussions du changement de climat sur ces régions vulnérables. Parmi les principales réalisations de 2010 à signaler: l'exposition de photos intitulée «Portraits of Resilience» au musée d'histoire naturelle de Chicago et l'engagement de certains étudiants à Fiji, Samoa, Tuvalu, aux îles Marshall et à Kiribati. Il faut aussi mentionner l'UNFCCC COP 16, une activité secondaire très fructueuse du programme MSV qui a eu lieu à Cancun, ainsi que la recherche comparative de ce programme sur les dossiers suivants : adaptation basée sur les écosystèmes; changement de climat et sécurité alimentaire; droits de la personne et migration forcée.

GRID-Arendal et la Commission travaillent à un projet du PNUE d'envergure mondiale, dans le but d'obtenir une evaluation de l'état des connaissances sur les hydrates de méthane. L'un des lieux importants visés par cette évaluation est l'Arctique où le Canada, avec le Japon, est un leader mondial dans le perfectionnement de la production de gaz naturel à partir des hydrates de gaz. Le projet du PNUE donnera un aperçu multithématique des principaux aspects du débat sur les hydrates de gaz pour les dépôts terrestres dans l'Arctique et ceux du milieu marin. Des progrès considérables ont été accomplis à cet égard. En fait, la Commission joue un rôle de premier plan au sein du comité directeur international du projet, comme fournisseur de contenu au chapitre des perspectives sociales et agent de liaison avec Ressources naturelles Canada. Elle apporte son savoir-faire comme contribution en nature au projet.

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Conseil d'administration

Bernard Funston (Président)
Nellie Cournoyea (Vice-président)
Barrie Ford
Martin Fortier
Robert Gannicott
David Hik
Rob Huebert
Maxim Jean-Louis
John Nightingale
Darielle Talarico

Personnel

Steven Bigras, directeur exécutif
Sandy Bianchini, adjointe administrative
Jean-Marie Beaulieu, conseiller principal, science polaire
John Bennett, gestionnaire, communication et information
Laurie Buckland, analyste, recherche polaire
Tom Egan, expert-conseil en finance

Traduction : Suzanne Rebetez

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